Attention au chien !

09 janvier 2019

La Ferme des animaux

 

DSC04054

Kenya

Masaï Mara, zèbres

août 2008

 

      Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, l'âne Benjamin est un des animaux de la ferme rendue célèbre par George Orwell. L'âne Benjamin, loin d'en être un, ne dit rien mais n'en pense pas moins. Il observe sans rien dire la déliquescence des préceptes, la chute d'une société prétendue idéale et assiste à l’avènement de l’imbécillité crasse enfantée dans la violence et la répression.

      Je me balade beaucoup ces derniers mois sur Facebook mais je ne dis plus grand-chose voire rien du tout à l'instar de Benjamin, cynisme en moins et encore, je n'en suis pas certaine. Les publications parlent de gilets jaunes, de violence policières, de casseurs, de racisme, d'homophobie, de violences conjugales, de justice, d'équité, de changement climatique (pas beaucoup il est vrai). Chacun y va de son commentaire, de son partage. Je n'échappe pas à la règle mais pour tout vous avouer, parfois je me perds un peu parmi tous ces propos déversés sur la toile, parmi ces articles partagés que l'on affiche ou plutôt que l'on brandit comme le reflet de sa propre pensée ? Comme l'illustration d'une thèse que l'on réfute ? Qui pense quoi ? Qui a fait quoi ? Qui manipule qui ?

       Je lisais hier un article partagé par un de mes contacts sur la loi votée en Espagne pour protéger les femmes des violences conjugales. Le propos était éminemment tendancieux, le type se défend d'appartenir à la mouvance Vox (populi, vox dei….) mais il condamne clairement cette loi, enfin non ce n'est pas si clair, c'est bien là le problème. Le fait que ce monsieur s'exprime en espagnol ne change rien à l'affaire, je maîtrise suffisamment la langue de Cervantès pour ne pas me perdre dans les méandres fumeux de son raisonnement. Bref ! Les « hembristas » l'emmerdent et quand elles se font violer, tuer ou casser la figure c'est toujours par des « étrangers », faudrait pas déconner !

       J'ai supprimé ce contact de la liste de « mes amis », il ne disparaîtra pas pour autant de ma vie – nous sommes tenus par les liens du sang et nos souvenirs communs ont la saveur limpide et douce de l'enfance – mais au moins je n'aurai plus à subir cette misère verbale qui n'offense pas que ceux qui la répandent.

       Autre solution peut-être, aurait été de me déconnecter dudit réseau social et d'aller faire un tour dans ma campagne grise et hivernale, pour respirer l'air (encore) pur et oublier les fâcheux. C'est ce que j'ai fait figurez-vous mais le « La Gaule au Gaulois » écrit en grosses lettres sur la pancarte qui trônait au milieu du rond point ce jour-là, m'en a dissuadée illico. Quelle régression ! Et aussi quelle ignorance ! A moins, m'a susurré perfidement la Philosophe, qu'il s'agisse d’une autre « gaule » , un genre de « Peace and love » à la lot-et-garonnaise ?

       Malgré son grand âge, la Philosophe est pleine de bon sens car celaau moins est clair, on ne peut quand même pas être aussi con !

 

Posté par Marie_Jo à 21:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


31 décembre 2018

Bonne Année !

 

bonne année 2019

Posté par Marie_Jo à 10:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 décembre 2018

Loin du chaos

 

Dordogne Monpazier8 8-12-2018

Dordogne

Monpazier

9-12-2018

Posté par Marie_Jo à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

25 novembre 2018

Kokyu (respiration)

 

Lotus 11-09-2016

 Lot-et-Garonne

Lotus, Latour-Marliac, Temple-Sur-Lot

septembre 2016

 

Surtout, ne pas pleurer… Respirer…. ça va passer….

Elle froisse la feuille entre ses doigts, celle des courses ; elle n'en a plus besoin. Il lui faut penser à autre chose, quelque chose de doux, une caresse, des baisers.

Elle voudrait écrire mot à mot son chagrin et le déposer sur la page blanche de l'écran. Mais il ne faut pas, non il ne faut pas faire ça. Alors, elle ne sait pas, elle a épuisé toutes les ruses. Le masque dont elle se pare quand elle écrit lui semble dérisoire.

Surtout ne pas pleurer… Respirer… ça va passer…

Elle écrit : "Tu me manques, viendras-tu me voir bientôt ?". Non, pas ça, c'est vrai, il ne veut pas. Elle efface et remplace " J'ai hâte de te revoir". Elle pense que c'est bien, elle voudrait bien continuer mais, plus rien ne vient.

Surtout ne pas pleurer… Respirer… ça va passer…

Une colère imprévue la submerge, la noyant dans un torrent salé. Non, ça non plus il ne faut pas, il-ne-faut-pas ! Elle met en surbrillance le texte sur la page blanche de l'écran ; elle appuie sur la touche "suppr" du clavier ; les mots s'envolent dans le néant.

Surtout ne pas pleurer… Respirer… ça va passer…

Dans le silence elle se sent nue.

 

Posté par Marie_Jo à 14:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

31 octobre 2018

Guépards

Kenya guépard10 août 2008

Kenya

Réserve du Masaï Mara, Guépards

août 2008

Posté par Marie_Jo à 19:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


Courant d'Huchet (2)

Landes CH21 22-10-2018

Landes

Embouchure du Courant d'Huchet, Moliets

22 octobre 2018

Posté par Marie_Jo à 19:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 octobre 2018

Courant d'Huchet

 

Landes CH1 22-10-2018

Landes

Courant d'Huchet, Moliets

22 octobre 2018

Posté par Marie_Jo à 14:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 octobre 2018

Vallée de la Dordogne

 

Dordogne Beynac15 11-10-2018

Dordogne

Vallée de la Dordogne, Beynac

11 octobre 2018

Posté par Marie_Jo à 15:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 septembre 2018

Psychanalyse d'un conte

 

Combat_contre_tako

Combat contre Tako

Cette nuit, j'ai fait un drôle de rêve, j'ai rêvé que j'étais perdue dans une forêt de pins qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle des Landes. J'ignore comment j'étais arrivée là ni d'où je venais mais forcément de quelque part. On vient toujours forcément de quelque part . Il était entre chien et loup. Les pins balançaient leurs tristes ramures dans le crépuscule opaque. Je me sentais paralysée par une infinie lassitude à laquelle se mêlait l'angoisse sourde d'être en train de fuir quelqu'un ou quelque chose. Des gens inconnus traversaient çà et là la lisière du bois sans vraiment sembler me remarquer. J'ignore aussi où je voulais aller, j'avais juste l'intime conviction qu'il fallait que je m'en aille de cet endroit. Il faisait presque nuit quand j'aperçus dans une clairière, un jeune-homme dont l'hostilité à mon égard ne me fit aucun doute. Je pris mes jambes à mon cou. La nuit tomba. Je finis par m'allonger à même le sol, calant juste sous ma nuque un petit coussin qui devait se trouver là. L'ombre de camions immenses passant en silence sur la route me plongeait dans leurs ténèbres effrayantes. Je crus que j'allais quand même m'endormir quand je sentis une présence près de moi. Le jeune-homme se tenait debout à mes pieds et me regardait intensément. Il était encore plus jeune que ce que j'avais cru en premier lieu. Il devait avoir tout au plus quatorze ans, quinze au maximum. Je me relevai précipitamment et repris la fuite. Je serrais dans ma main un couteau japonais dont le contact me rassurait. Je me hâtais sur un chemin forestier et je crois que la nuit était devenue moins dense, peut-être était-ce déjà l'aube. Je croisai un inconnu qui promenait un chien. C'était une bête imposante, magnifique à l'abondante fourrure claire. Elle me fit penser à un loup. J'arrachai la laisse des mains de l'homme et m'enfuis avec l'animal qui me suivit sans résister.

 

Posté par Marie_Jo à 15:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 septembre 2018

Villeneuve-Sur-Lot

 

Villeneuve-Sur-Lot NDP 18-12-2016

Lot-et-Garonne

Reflet dans le Lot à Villeneuve-Sur-Lot

décembre 2016

Posté par Marie_Jo à 18:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,