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Languedoc-Roussillon

Mèze

Avril 2018

 

Jours 1 et 2 (14-04 au 19-04-2018)

       Samedi, quand je pars, il fait gris moche et à Carcassonne il pleuvine…. À Mèze, il « pleuvoie » (du verbe « pleuvoyer » en patois local). Le Camping « Beau Rivage » est fermé pour cause d'intempéries alors je me rabats sur celui de Loupian. Vers 18h30, je sors le vélo et je pars. Sous le ciel qui pleuvoie la voie verte pleuroie et je reviens toute crottée de la tête aux pieds. Il ne fait pas froid, c'est déjà ça.

      Dimanche je file vers Bouzigues. C'est très joli. Il y a l’Étang de Thau, des parcs à huîtres. Ça sent comme sur le Bassin d'Arcachon en moins beau parce que faut pas exagérer. En face, je vois Sète et son Mont Saint-Clair. Il fait beau, j'allais oublier de le dire. Alors, je rêve en écoutant la clap-clop du lac sous le ciel bleu.

A midi, je déjeune d'un thon grillé succulent et d'une coupe de fraises. Plus tard déambulations dans les rues de Mèze où pointe déjà enfin un peu de l'été.

      Jours 3 à 5

Météo : très très beau

Température : 23° => 25° à Remolins

Marée basse : pas de marée sur l'étang de Thau

Mot nouveau : ZOSTERE (algue qui chatouille les pieds quand on se baigne dans l'étang, elle contribue à l'équilibre du bassin il faut y faire TRES attention)

       Le jour 3 c'est lundi. Je descends à Mèze en vélo. De Loupian on descend vraiment, après on remonte, forcé !

L'après-midi sieste, ensuite, je reprends le vélo et file vers Bouzigues où j'apprends que les zostères ne sont pas des personnes qui font la gueule mais des plantes aquatiques où se cachent les hippocampes et les bigorneaux. Je remonte à Loupian contre le vent et ça me fait les cuisses. Après je lis et encore après j'entends le chant bref et clair d'un oiseau nocturne, genre sifflet plaintif et flûté « tiou-tiou, tiou-tiou » comme ferait l'alyte accoucheur et puis je m'endors.

       Jour 4 c'est retour dans le Gard sur les traces des romains et de leurs prestigieux vestiges. Je m'installe dans un coin de verdure à deux pas du Pont du Gard. Ce que j'aime, c'est attendre l'heure de sortir en rêvassant, attendre la bonne heure, celle de la lumière douce en discutant avec M et Mme Pinson qui se tapent la cloche avec les reliefs de mon goûter.

       Le Pont du Gard c'est un rêve depuis que je l'ai vu enfant dans un livre d'histoire. Le site est intact et il s'en dégage une puissance inouïe ! J'y reste longtemps.

       Jour 5 Je reviens à Mèze par la 113. Le Gard, on dirait l'Espagne et de contempler les yeuses et les éboulis de cailloux ça me chatouille le coeur comme les zostères les pieds des baigneurs. Je me promène sur le port, les gens ont mis leur short et leurs tongs. Un gros monsieur passe avec un maillot de bain vert fluo qui baîlle...  Je dessine les parcs à huîtres dans mon carnet et je fais visiter le Goéland qui plaît beaucoup.

       Jour 6 je rentre mais je suis contente du soleil et du ciel bleu.