Médoc Cordouan9 27-06-2018

Médoc

Vue du Phare de Cordouan

juin 2018

 

Voir Cordouan et mourir (un peu…) du 26-06 au 29-06-2018

 

Jour 1 : Quitter le Lot-et-Garonne, traverser les encombrements de Bordeaux et se baigner pour la première fois de l'année dans l'Océan ….. glacé.

Jour 2 : Voir Cordouan et….

Pas de grasse matinée, embarquement pour Cordouan prévu à 10h15 et il faut rouler un peu depuis Vandays.

L'embarquement dure un peu. Dans la file de passagers qui commence à s'étirer, il y a les mêmes gens que d'habitude : des vieux braillards dont les vociférations figent les mouettes en plein vol, une bande d'ados bien sages et leur jeune moniteur dynamique, un groupe de religieux, col romain et bermuda, chemise grise et croix pectorale. On peut faire naufrage, on est bien protégés.

La navette sort tranquillement de l'estuaire. A bâbord la Pointe de Grave, comme la dernière fois mais côté estuaire. Cordouan se rapproche peu à peu et puis on y est. Il est là, magnifique planté au beau milieu de l'Océan. Je note que « Cordouan » viendrait peut-être de la ville de Cordoue mais plutôt de « Cor d'asne », « cœur du banc des asnes ». Je reconnais un faible pour cette dernière étymologie même si elle n'a rien à voir avec l’équidé à longues oreilles….

On nous dépose sur le banc de sable découvert par la marée et il faut marcher plus de vingt minutes dans le sable mouillé et les flaques d'eau abandonnées par l'Océan.

J'aime ça cette visite où tout se mérite. Les visiteurs s'éparpillent dans l'immensité des lieux et je me sens bien vite toute seule, posée là comme le phare au milieu des flots bleu-vert et si transparents que l'on voit le fond et les petits poissons.

Viennent ensuite les 301 marches à grimper pour atteindre le sommet. La vue se perd à 360°, immense et infinie de couleurs. Une fois de plus, je n'ai pas envie de redescendre et malgré les braillards qui poussent derrière, je m'offre un tour bonus, pas vue pas prise, ni vue ni connue ! Monseigneur vient d'arriver aussi, mais il reste là, cramponné au linteau de pierre de la petite porte qui s'ouvre sur la passerelle. Monseigneur n'ira pas plus loin. Paradoxe étonnant, si près de toucher les cieux, Monseigneur a le vertige !

Le retour au bateau qui mouille un peu plus loin se fait sans hâte. L'Océan est remonté rapidement et c'est de l'eau jusqu'aux hanches que j'avance. C'est agréable, l'eau est tiède. Je pense que je les laisserais bien repartir sans moi. J'attendrais le soir, les ors et les rouges du couchant et j'irais me baigner avec les dauphins.

Jour 3 : Soulac Plage

Le matin, c'est vélo comme la veille au soir. Il fait encore très beau. Je pédale dans le marais de la Perge où les iris ont fané. Les ragondins et les canards sont toujours là ainsi que les hérons tranquilles qui volent paresseusement.

Le soir, c'est glace à Soulac et lèche-vitrine. Je ne revois pas Kurt. Au lieu de ça, je descends à la plage me baigner dans l'eau un peu moins glacé et c'est trop bien.

Jour 4 : Le retour

Crochet par Marmande en pleine pagaille de « Garorock », gros bazar….